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Comparatifs12 octobre 20267 min de lecture

Loom vs KnowVault : outil de messagerie vidéo ou base de connaissances vidéo ?

Loom et KnowVault enregistrent tous deux l'écran, mais ne répondent pas au même besoin. Comparatif honnête : usages, forces, limites, prix et hébergement.

KV
L'équipe KnowVault
Publié le 12 octobre 2026

Quand une équipe découvre l'intérêt de la vidéo pour transmettre son savoir-faire, le premier nom qui vient en tête est souvent Loom. C'est logique : Loom a popularisé l'enregistrement d'écran rapide en entreprise, et beaucoup de collaborateurs l'utilisent déjà.

KnowVault aussi repose sur l'enregistrement d'écran. Alors, quelle différence ? Les deux outils se ressemblent au moment d'enregistrer, mais ils divergent complètement sur ce que devient la vidéo ensuite.

Ce comparatif est écrit par l'équipe KnowVault, donc pas neutre. Il se veut honnête : Loom est un excellent outil, et dans plusieurs cas, c'est lui qu'il vous faut.

Deux outils, deux problèmes différents

La meilleure façon de comprendre la différence est de regarder la question à laquelle chaque outil répond.

  • Loom répond à : « Comment expliquer quelque chose à quelqu'un sans organiser une réunion ? » C'est un outil de communication asynchrone. On enregistre, on copie le lien, on l'envoie dans Slack, dans un email ou dans un ticket.
  • KnowVault répond à : « Comment faire en sorte que le savoir-faire de nos experts reste disponible pour toute l'équipe, dans un an ? » C'est une base de connaissances. On enregistre pour que la vidéo soit retrouvée, consultée, mise à jour.

Un message Loom a une durée de vie de quelques jours : il est utile au moment où il est envoyé. Une vidéo KnowVault est censée servir pendant des mois, à des personnes qui n'étaient pas encore arrivées quand elle a été enregistrée.

Loom : le roi du message vidéo

Forces

  • La rapidité d'enregistrement. Extension de navigateur, application de bureau, raccourci clavier : on enregistre en deux clics, et le lien est prêt immédiatement.
  • La bulle webcam. Voir le visage de la personne qui explique rend le message plus humain, ce qui compte en communication.
  • Les intégrations. Loom s'intègre partout où l'on communique : Slack, Gmail, Notion, Jira, Confluence, GitHub… Depuis son rachat par Atlassian, il s'insère naturellement dans l'écosystème Jira et Confluence.
  • Les fonctions IA. Titres, résumés, chapitres et transcription générés automatiquement sur les offres qui les incluent.
  • La notoriété. Beaucoup de collaborateurs savent déjà s'en servir, ce qui facilite l'adoption.

Limites pour un usage « base de connaissances »

  • Les vidéos s'éparpillent. Un Loom vit surtout dans le message où il a été partagé. Six mois plus tard, la vidéo existe toujours dans la bibliothèque, mais personne ne sait qu'elle existe, ni si elle est encore valable.
  • Pas de cycle de vie du contenu. Loom n'est pas conçu pour gérer l'obsolescence : pas de circuit où les spectateurs signalent une vidéo périmée et où une tâche de mise à jour est assignée à un responsable.
  • Pas de file de demandes de contenu. Une équipe peut difficilement demander à un expert de filmer un sujet précis et suivre cette demande comme une tâche, avec une priorité et une échéance, jusqu'à la publication.
  • Un service américain. Pour des procédures internes sensibles, l'hébergement des données et le cadre des transferts hors UE sont à valider avec votre DPO.

Prix

Loom propose une offre gratuite limitée en nombre et en durée de vidéos, puis des offres payantes facturées par créateur (de l'ordre de 15 à 20 $ par créateur et par mois selon les fonctions IA incluses), et une offre Enterprise sur devis. Les personnes qui regardent les vidéos n'ont pas besoin de licence payante. Les tarifs évoluent régulièrement : vérifiez la grille à jour sur le site de Loom.

Quand Loom est le bon choix

  • Vous voulez remplacer des réunions par des messages vidéo
  • Vos vidéos répondent à une question ponctuelle (revue de code, retour sur une maquette, explication d'un ticket)
  • Votre équipe vit déjà dans Slack, Jira et Confluence
  • La durée de vie des vidéos se compte en jours ou en semaines

KnowVault : la base de connaissances vidéo

Forces

  • Une base organisée, pas un flux de liens. Les vidéos sont rangées par équipe, par dossier et par tag. Chaque équipe a son espace, avec ses propres droits d'accès.
  • La recherche dans ce qui est dit. Chaque vidéo est transcrite automatiquement, et la recherche porte sur les titres et sur les transcriptions. Taper « avoir fournisseur » retrouve le passage exact de la vidéo où la procédure est expliquée.
  • La traduction automatique. Titres, descriptions et transcriptions sont traduits, pour les équipes qui ne parlent pas toutes la même langue.
  • Un contenu qui reste à jour. Les spectateurs signalent une vidéo obsolète, un manager assigne la mise à jour, l'auteur la refait. La base ne vieillit pas en silence.
  • Les demandes de contenu. Un collaborateur demande une vidéo sur un sujet précis, avec une priorité et une date cible. La demande devient une tâche suivie jusqu'à la publication.
  • Le suivi du visionnage. Taux de complétion, temps de visionnage, demandes de visionnage pour s'assurer qu'une vidéo importante (sécurité, onboarding) a bien été vue par les bonnes personnes.
  • Les documents joints. Le modèle de fichier ou le mode opératoire accompagne la vidéo.
  • Un hébergement 100 % UE (serveurs en France, données en Irlande), et la conformité RGPD intégrée.

Limites

  • Pas de webcam pour l'instant. KnowVault enregistre l'écran et la voix. Pour un message où voir le visage compte, Loom est meilleur.
  • Pas d'application de bureau. L'enregistrement se fait depuis le navigateur.
  • Pas conçu pour la messagerie. Si vous voulez envoyer une réponse vidéo rapide dans un fil Slack, ce n'est pas l'usage prévu.
  • Un outil plus jeune, avec moins d'intégrations que Loom.

Prix

  • Starter : gratuit jusqu'à 3 contributeurs, lecteurs illimités, 5 Go de stockage
  • Pro : 13,90 €/contributeur/mois, lecteurs gratuits et illimités, 1 To partagé
  • Entreprise : sur devis (serveur dédié, SSO, SLA)

Comme sur Loom, seuls ceux qui créent du contenu paient.

Quand KnowVault est le bon choix

  • Vous voulez constituer une base de savoir-faire durable, pas envoyer des messages
  • Vous recrutez régulièrement et l'onboarding repose sur quelques experts
  • Vous préparez des passations de poste ou des départs en retraite
  • Vos procédures changent et le contenu doit suivre
  • L'hébergement en Europe est une exigence

Tableau comparatif

CritèreLoomKnowVault
Usage principalMessages vidéo asynchronesBase de connaissances vidéo
Durée de vie typique d'une vidéoJours, semainesMois, années
Enregistrement d'écranExcellentBon (navigateur)
WebcamOuiNon (pour l'instant)
OrganisationBibliothèque et dossiersÉquipes, dossiers, tags, droits par équipe
Recherche dans les transcriptionsOuiOui
Signalement de contenu obsolèteNonOui
Demandes de contenu suivies comme des tâchesLimitéOui
Suivi de qui a vu quoiOui (vues)Oui (vues, complétion, demandes de visionnage)
HébergementÉditeur américainUnion européenne
LecteursGratuitsGratuits

Les utiliser ensemble ?

C'est souvent la bonne réponse. Les deux outils ne se marchent pas dessus :

  • Loom pour la communication du quotidien : expliquer un bug, faire un retour, présenter une maquette.
  • KnowVault pour le savoir qui doit durer : procédures, onboarding, passations, gestes techniques.

Une règle simple permet de savoir où va une vidéo : est-ce que quelqu'un en aura encore besoin dans six mois ? Si oui, elle a sa place dans la base de connaissances.

Pour se faire une idée

Le plus simple est d'essayer les deux. Loom propose une offre gratuite, et KnowVault a une démo publique pré-remplie, sans inscription ni carte bancaire : vous pouvez parcourir les vidéos, tester la recherche dans les transcriptions et voir comment les demandes et les signalements circulent.

Pour aller plus loin

Et si vous testiez KnowVault ?

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